Publié conjointement par BSR, le Cambridge Institute for Sustainability Leadership et la Judge Business School, avec le soutien de la Fondation Européenne pour le Climat, ce rapport « Changement climatique : Répercussions sur les transports » fait partie d’une série de 13 rapports sectoriels qui synthétisent les conclusions du cinquième rapport d’évaluation du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC). L’objectif est de traduire pour chaque secteur d’activité les réalités et impacts concrets du changement climatiques. Ces travaux font également partie de la stratégie climat de BSR et son programme d’action pour les entreprises « Creating an Action Agenda for Private-Sector Leadership an Climate Change ».

Les résultats comprennent :

  • Les incidences des changements climatiques, plus particulièrement la recrudescence des sécheresses et des inondations, les canicules, le dégel du pergélisol et l’élévation du niveau de la mer pourraient endommager les infrastructures de transport telles que les routes, les chemins de fer et les ports, ce qui nécessitera une adaptation et des changements considérables en matière de planification des itinéraires dans certaines régions.
  • Les transports représentent environ un quart des émissions mondiales de carbone de source énergétique. Cette contribution augmente plus rapidement pour les transports que dans tout autre secteur utilisateur final d’énergie. A défaut d’une intervention politique agressive et durable, les émissions de carbone découlant directement des transports pourraient doubler d’ici 2050. 
  • La réduction des émissions de carbone générées par les transports constitue une tâche ardue, au vu de la demande constamment en hausse et de la lenteur de la rotation des stocks et des infrastructures.Dans la mesure où peu de progrès ont été réalisés jusqu’à présent, les nouvelles technologies ainsi que la mise en place de politiques rigoureuses accompagnées d’un changement de comportements, pourraient permettre d’opérer la transition nécessaire pour réduire les émissions de manière considérables.
  • De nombreuses mesures d’efficacité énergétique génèrent un retour sur investissement positif. C’est ainsi, par exemple, que des mesures telles que l’amélioration de l’aérodynamique et la réduction du poids des véhicules, ou encore la mise en conformité des moteurs avec des normes d’avant-garde pourraient faire diminuer la consommation d’énergie de 30% à 50% d’ici à 2030. Certaines de ces mesures sont assorties de coûts négatifs tout au long du cycle de vie.
  • Les systèmes de transport efficaces et à faibles émissions de carbone présentent des co-bénéfices importants, tels qu’un meilleur accès aux services de mobilité pour les populations démunies, des gains de temps pour les utilisateurs, une meilleur sécurité énergétique et une diminution de la population dans les villes, autant de facteurs qui peuvent aussi permettre d’améliorer les conditions de santé. Une planification intégrant une vision à long terme peut donner lieu à des réseaux de transports résilients à faibles émissions de carbone, notamment dans les nouvelles zones urbaines.

Le rapport examine également les effets du changement climatique par type de transport : routier, ferroviaire, aérien et maritime. Il étudie les possibilités de renforcement de la résilience climatique (grâce à des infrastructures, des systèmes ferroviaires, des voies navigables, et une adaptation côtière) et de l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre (par le biais des transferts modaux, de la réduction de la demande, de l'efficacité des véhicules, de la réduction de l'intensité carbone, et de l'intervention politique).

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