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Les réactions à l'adoption de l'accord de Paris sur le climat lors de la COP 21

AEF Développement Durable | décembre 2015

Par Sabrina Dourlens et Ana LutzkyDiffusion avec l'aimable autorisation d'AEF Développement Durable.

Green TV Voici, lundi 14 décembre 2015, d'autres réactions, qui viennent s'ajouter celles dont AEF a fait écho samedi 12 décembre 2015 (lire sur AEF), jour de l'adoption par les 196 parties de la Ccnucc de l'accord de Paris, nouveau texte mondial de lutte contre le changement climatique, qui doit remplacer le protocole de Kyoto en 2020 (lire le détail du texte sur AEF). Après son adoption par la COP 21, l’accord de Paris sera "déposé aux Nations unies à New York et ouvert le 22 avril 2016, Journée de la Terre-Mère, pour une durée d’un an afin d’être signé", précise l'ONU. "L’accord entrera en vigueur après que 55 pays comptant pour au moins 55% des émissions mondiales auront déposé leurs instruments de ratification."

ONG

Via Campesina. "La mascarade a pris fin", soulignent la coordination européenne Via Campesina et la Confédération Paysanne. "Après deux semaines de projecteurs braqués sur la bonne conscience des chefs d’État, la COP 21 s’est achevée sur un accord dont nous savions d’avance qu’il ne contiendrait rien de bon pour les peuples. Rien de contraignant pour les États, des contributions nationales qui mènent en fait à un réchauffement supérieur à 3°C, des avancées surtout pour les multinationales… Voilà à quoi aura servi ce grand raout essentiellement médiatique."

Oxfam. "Cet accord offre une ligne de vie pour les plus vulnérables. Une vague promesse de nouveaux financements a été faite, mais l’accord ne force pas les pays à diminuer leurs émissions assez vite. Les gouvernements du monde se sont rassemblés contre le changement climatique mais ils doivent désormais rattraper le train en marche. Nous les surveillerons, avec les millions de personnes ayant manifesté dans le monde entier pour le climat."

350.org. "Tous les pays semblent maintenant reconnaître que l’ère des combustibles fossiles doit bientôt toucher à sa fin", indique le mouvement pour le désinvestissement des énergies fossiles. "Mais la puissance de l’industrie des combustibles fossiles est palpable dans le texte, qui repousse la transition à tel point que le climat souffrira de dégâts irréversibles. Puisque la question la plus cruciale est désormais le rythme auquel nous abandonnerons les énergies fossiles, les militants doivent redoubler d’efforts pour affaiblir l’industrie fossile."

Green Cross. "Cet accord permet de sortir de 5 ans d’errements par une réponse concrète, concertée et différenciée à l’urgence climatique. C’est remarquable, ne boudons pas notre joie ce soir", s’exprimait samedi soir Green Cross. "Le terme 'genre humain' est expressément employé, dans le préambule, ouvrant la possibilité d’une reconnaissance rapide de la déclaration des droits et devoirs de l’humanité".

WWF. "Les contributions actuelles nous permettent d’effectuer la moitié du chemin nécessaire laissant toutefois un écart de 12 à 16 gigatonnes d’émissions pour lesquelles il nous faut encore trouver des solutions."

FNE. "Et maintenant tout commence." "La formulation retenue [quant à l’objectif de long terme de 2°C à l’horizon 2100] est complexe, alambiquée et manque d’ambition. Elle mentionne notamment un 'pic d’émission dès que possible'. Par ailleurs, il n’est aucunement fait mention des énergies fossiles dans le texte. On s’attaque à un mal sans jamais mentionner la cause."

Attac. "Les États ne sont pas prêts à enclencher la 'révolution climatique'. L’accord de Paris franchit les 'lignes rouges' fixées par la société civile ! Dans des moments difficiles, on attend d’une conférence internationale qu’elle prenne des décisions courageuses et visionnaires. Ce n’est pas le cas à la COP 21, avec un accord très en dessous du changement de cap requis. À l’État d’urgence climatique, l’accord de Paris oppose un bricolage constitué de la somme des égoïsmes nationaux, aussi bien en matière de financements que d’objectifs de réduction des émissions. Il ne faut pas oublier l’essentiel : l’accord de Paris entérine un réchauffement climatique supérieur à 3°C, sans se doter des dispositifs pour revenir sur une trajectoire inférieure à 1,5°C ou même 2°C."

Greenpeace. "La roue des actions sur le climat tourne doucement. Mais ce soir elle a tourné", déclarait samedi soir Kumi Naidoo, directeur monde de Greenpeace. Il met l’accent les actions coordonnées prévues par les ONG pour 2016 dans le monde afin de maintenir la pression sur les énergéticiens fossiles (lire sur AEF).

Justice climatique. De nombreuses ONG et réseaux pour la justice climatique en Bolivie, Asie, et en Afrique déplorent l’écart "dangereux et mortifère" entre le succès mondialement salué de l’accord, et la réalité des actes qui restent à accomplir pour éviter le "chaos climatique".

Sierra Club. Le Sierra Club salue "l’action de Barack Obama" et "un mouvement puissant de la société civile pour sortir le charbon de l’économie".

CAN Europe. Le réseau européen pointe "la nécessité pour l’UE de recalibrer ses objectifs pour 2030 durant le prochain Conseil européen en mars".

Syndicats

CFDT. "Cet accord universel est l’étape indispensable pour passer à l’action. La CFDT poursuivra sa mobilisation en veillant à ce que l’État français prenne toute sa part dans la mise en œuvre de cet accord, notamment vis-à-vis des pays en voie de développement. Pour la CFDT, la mobilisation des travailleurs est une condition de réussite de cette transition. Elle a donc largement porté la revendication d’une transition juste et d’un travail décent pour tous les travailleurs : cela est désormais inscrit dans le préambule de l’accord. La CFDT s’appuiera sur cette reconnaissance pour développer un dialogue social de qualité et anticiper ainsi les conséquences d’une transition vers une économie bas carbone."

CGT "Le compromis à minima qui sort aujourd’hui, au lendemain de la clôture officielle, n’est en rien satisfaisant, si l’on excepte la signature des 195 États-Parties et la réintroduction des droits humains dans le préambule de l’accord. En effet, le texte est écrit pour partie au conditionnel, avec des auxiliaires de conjugaison qui en réduisent la portée. En plus, même si l’ambition post 2020 est affichée à 1,5°C, cet objectif n’est assorti d’aucun mécanisme politique ou technique permettant d’y parvenir. Les financements ne sont plus sécurisés et l’abondement du fonds vert a même été sorti de l’accord. Dans le même ordre d’idée, le mécanisme de révision des engagements nationaux ne permettra pas de contraindre un État à relever son niveau d’engagement s’il ne le souhaite pas. Or, l’addition des contributions actuelles conduit à un réchauffement planétaire de 3°C, bien trop loin de l’ambition affichée !"

Secteur privé

We mean business (coalition d’organisations d’entreprises, lire l’interview sur AEF). "C’est une entente diplomatique remarquable et un catalyseur économique historique. Les gouvernements du monde ont envoyé un signal décisif aux entreprises et investisseurs qui accélérera la transition vers une économie propre. L’accord de Paris transformera les milliards d’investissements déjà sur la table en milliers de milliards dont le monde a besoin pour apporter l’énergie propre et la prospérité à tous. Le processus diplomatique qui a inclus les entreprises, les investisseurs, les villes, les États, les régions et la société civile a créé une alliance puissante qui a clairement élevé le niveau d’ambition dans les négociations."

BSR. "Cet accord fournit au secteur privé les éléments critiques qu’il appelait de ses vœux : la certitude que cette politique appuiera le long chemin vers la décarbonation, l’ambition nécessaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et mobiliser les financements, la confiance dans le fait que les gouvernements vont progressivement renforcer leurs engagements de réduction d’émissions, et une concurrence plus équitable dans les grandes économies."

ICC. Le secteur privé a constamment appelé à un accord robuste et ambitieux et les gouvernements l’ont accordé. Il donnera la garantie de long-terme nécessaire pour accroître les innovations et l’investissement dans des solutions pour le climat. Nous appelons les gouvernements à capitaliser sur cet élan en travaillant de manière constructive avec le secteur privé dans les prochains mois pour atteindre les objectifs de Paris."

Climate group. "Il s’agit d’une victoire pour la science et pour la vision qui appelle à une révolution industrielle propre. C’est seulement le début du voyage et des opportunités. Imaginez ce qui va pouvoir être mis en œuvre par les dirigeants avec un accord mondial les encourage à aller plus loin. Il est clair qu’aujourd’hui le monde a changé : l’économie bas carbone est désormais inévitable, irrésistible et irréversible. Nous travaillerons avec les gouvernements pour rendre compte de la mise en œuvre de cet accord historique et avec les acteurs non-étatiques qui auront un rôle décisif dans la transition."

Le Medef compte "poursuivre la mobilisation", notamment en vue de la COP 22 à Marrakech, qu’il préparera par un voyage en mars 2016 au Maroc (lire sur AEF).

Experts

Alain Grandjean. "Il est facile de comprendre à quel point cet accord tient du miracle", souligne le cofondateur du cabinet Carbone 4 : "des pays entiers – dont la vie sociale économique et politique dépend des énergies fossiles - n’y ont pas le moindre intérêt, or ils l’ont accepté." Cet accord "crée une feuille de route qui vise tout simplement à refondre les modèles économiques avec des instruments de contrôle objectifs qui montreront du doigt les 'mauvais élèves' ! Critiquer et affaiblir cet accord (qui pourrait servir de base à des actions citoyennes comme le dit Corinne Lepage) c’est faire le jeu des climato-sceptiques et des lobbies qui vont tout faire pour empêcher sa mise en œuvre."

Élus

Jean-Paul Chanteguet (président de la commission du développement durable à l’Assemblée nationale). "Alors que les promesses des états placent la planète sur une trajectoire d’environ +3°C, voire un peu plus, il serait souhaitable que la révision à la hausse de ces engagements intervienne dès 2018, pour une mise en œuvre en 2020, qui ainsi coïnciderait avec l’entrée en vigueur de l’accord de Paris. De même, alors que la mention d’un prix du carbone ne figure pas dans le texte d’accord, il convient dès maintenant de travailler à la création, avec les pays développés et émergents qui le souhaitent, d’une avant-garde climatique, qui mettrait en œuvre un corridor carbone, afin de réorienter de manière rapide et massive les investissements et les consommations."

Giovanni La Via (député démocrate-chrétien italien, président de la délégation du Parlement européen à la COP 21). "L’accord final est ambitieux et sera utile pour les générations futures. Nous sommes maintenant prêts à travailler sur une nouvelle législation conforme à l’accord final. Un long processus va maintenant débuter. Toutes les parties présentes à la COP devront apporter une réponse à cet accord au cours de l’année prochaine. À l’échelle européenne, nous devrons discuter du résultat des négociations entre États membres au Conseil mais aussi au Parlement. L’ensemble des députés devra ratifier l’accord conclu. J’espère qu’une large majorité votera en faveur de celui-ci. Les grands points qui avaient été proposés dans le rapport du Parlement européen avant la COP21 figurent dans l’accord. Ce nouveau texte est une ligne claire pour le futur, une ligne claire pour la politique climatique du siècle."

Collectivités locales

Gouvernements locaux. "Nous nous félicitons de la présence de chapitres très opérationnels pour renforcer l’action sans tarder, par exemple pour la période 2015-2020, avec des dispositifs d’expertise et d’échange auxquels nous collaborerons activement. Nous avons aussi noté avec intérêt la volonté de renforcer le Lima-Paris Action Agenda, vitrine de notre détermination commune, lieu précieux d’échange entre les parties et les acteurs non-étatiques. Nous soutenons l’inscription dans le préambule d’une référence claire aux ODD, tant nous sommes convaincus qu’au final les impératifs, les agendas du climat et du développement ne sont qu’un seul et même agenda. Ainsi, si nous nous réjouissons de l’inscription claire des 100 milliards de dollars pour les pays en développement dans l’accord de Paris, nous redisons la nécessité de travailler ensemble les mécanismes permettant l’investissement réel de ces financements dans les territoires des pays en développement. Sans approche territoriale, nous ne tiendrons aucun des objectifs que la communauté internationale se fixe ce soir", prévient samedi soir lors de la clôture de la COP 21 Ronan Dantec, porte-parole climat de CGLU, au nom des LGMA (Gouvernements locaux et autorités municipales).

Place financière

FBF. "Les banques françaises tiennent à saluer l’accord conclu ce week-end."

HSBC. "L’échelle de la transformation demande une mobilisation rapide de la finance privée. En tant que banque internationale, nous avons un rôle crucial à jouer."

Aviva. "Il y a une reconnaissance croissante chez les dirigeants politiques des immenses pertes financières que le changement climatique va causer", souligne l’assureur britannique. "Le gouvernement britannique doit agir rapidement pour livrer un plan crédible d’atteinte de ses objectifs en carbone. Il doit continuer à encourager les grandes entreprises à rendre publiques leurs émissions de CO2, et encourager les investisseurs à être transparents sur les émissions liées à leurs portefeuilles."

Climate Bonds Initiative. "Cet accord donne aux green bonds un élan sans précédent."

Banque Mondiale. "Un accord qui change la façon d’appréhender le développement, indissociable du climat".

Agences onusiennes

ONU. "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère de coopération mondiale au sujet d’une des questions les plus complexes auxquelles l’humanité s’est confrontée. Pour la première fois, tous les pays du monde se sont engagés à infléchir la courbe des émissions, à renforcer la résilience et à faire cause commune pour prendre des mesures climatiques communes. C’est un succès retentissant pour le multilatéralisme."

Global compact. "L’accord de Paris enverra les bons signaux du marché pour fournir la prédictibilité, déverrouiller le capital, booster l’innovation et récompenser les entreprises responsables. La question n’est plus 'est-ce que nous irons vers une transition mais comment irons-nous ?' Nous n’avons jamais vu ce niveau d’engagement du secteur privé et il est clair que cet élan ne peut être stoppé. Comme est cité dans l’accord, le secteur privé à un rôle important à jouer et nous pensons que les entreprises responsables peuvent combler le fossé entre les INDC et l’objectif d’une économie neutre en carbone d’ici la moitié du siècle."

Pnue. "L’accord de Paris est probablement le plus important de l’histoire. Les pays du monde entier ont souligné que le changement climatique était une menace à la sécurité et la prospérité. Cet accord est le testament de notre capacité à mettre de côté nos différences et confronter les défis collectifs pour le bien de tous. Maintenant que les négociations sont finies, notre travail continue. Nous devons nous concentrer sur les solutions qui mèneront vers une économie verte inclusive. Malgré tout, nous pouvons réfléchir au progrès incroyable que nous avons fait en 23 ans."

Unesco. "En sus d’un accord ambitieux et équilibré, la COP 21 a créé une dynamique qui nous permet d’espérer faire évoluer la mentalité des populations et les préparer à accepter les ajustements économiques et de mode de vie que nous devons tous subir pour préserver la vie humaine sur la planète. Nous devons maintenir cet élan pour la mise en œuvre de l’Agenda 2030. La vision de l’Unesco est claire : nous devons changer les mentalités grâce à l’éducation, la coopération scientifique, la pensée critique et le débat."

Autres organisations

WRI (Jennifer Morgan, directrice). "Comme dans la plupart des négociations, on ne peut pas dire que l’on a obtenu tout ce que l’on voulait. Et il y a beaucoup de travail à faire. Mais l’accord a le mérite de donner des signaux clairs : un engagement à revenir à la table tous les 5 ans pour évaluer et renforcer les engagements nationaux, un signal de long-terme sur l’inévitable transition vers une économie bas-carbone et un soutien financier pour les pays vulnérables qui pourra être revu à la hausse dans le temps."

World coal association (Benjamin Sporton, PDG). "Les pays doivent être soutenus dans la mise en oeuvre des INDC, qui incluent pour beaucoup un rôle pour des technologies de charbon à faibles émissions comme le captage et le stockage du CO2. Selon les engagements des pays en vue de la COP 21, l’AIE prévoit une augmentation de 24 % de l’électricité à partir du charbon d’ici 2040. L’ambition grandissante de cet accord souligne la nécessité d’accélérer les efforts pour déployer le captage et le stockage du charbon. Nous appelons les gouvernements à avancer rapidement sur le soutien aux investissements, avec une parité par rapport aux technologies bas carbone."

Irena (agence internationale pour les énergies renouvelables). "Les engagements soumis par les pays dans leurs INDC montrent la place centrale des énergies renouvelables dans les stratégies nationales. Et les annonces ambitieuses du secteur privé et d’autres acteurs la renforcent. L’accord de Paris est le tournant vers la transition énergétique. Les énergies renouvelables ont fait des progrès énormes cette dernière décennie. Mais pour répondre à l’ambition inscrite dans l’accord, il faut commencer dès maintenant à accélérer le déploiement dans tous les secteurs. En janvier 2016, nous accueillerons les leaders de l’énergie à la 6e session de l’assemblée de l’Irena afin de porter l’accord de Paris à la prochaine étape."

Syndicat des énergies renouvelables. "Au nom de tous les acteurs économiques des énergies renouvelables en France, le syndicat salue l’accord de Paris qui va accélérer la transition énergétique dans le monde. L’engagement de maintenir à moins de 2°C le réchauffement climatique va permettre de réorienter l’énergie mondiale vers un modèle bas carbone et donner un essor sans précédent aux énergies renouvelables, qui déjà, depuis plusieurs années, représentent les premières nouvelles sources de production d’énergie installées dans le monde."

Scientifiques

Niklas Höhne (collaborateur au rapport du Giec, et fondateur du New Climate Institute). L’objectif de température est plus ambitieux, ainsi que celui de la date. Cela veut dire que nous devrons atteindre zero émissions d’ici 2060 à 2080. Cet accord représente un pas en avant significatif mais il y a un fossé entre ce qu’il prévoit et ce à quoi s’engagent les pays. Selon une analyse réalisée avec Carbon tracker, les engagements des pays mènent à 2,7°C ce qui est mieux qu’avant mais pas suffisant. Cependant, avec la révision de leurs engagements tous les 5 ans et l’ambition affichée des acteurs non-étatiques, je suis confiant que la réduction des émissions peut s’accélérer ces prochaines années.

Union of concerned scientists. "L’objectif de température de l’accord et les processus pour augmenter de manière régulière les ambitions des engagements de réductions d’émissions nationales envoient un message clair à l’industrie de l’énergie fossile : après les décennies de tromperie et de déni, vos efforts pour bloquer l’action du changement climatique ne fonctionnent plus. La prise de conscience grandissante du public et la disponibilité des solutions pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique donnent aux dirigeants la volonté politique se tenir contre les pollueurs et nous mettre sur la voie d’une économie à énergie propre."

 


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