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Les principes de compétitivité et de responsabilité des entreprises font peau neuve

Novethic | janvier 2016

Extrait de la lettre professionnelle de Novethic « L'essentiel de la RSE » n° - 112, janvier 2016.
Lettre professionnelle exclusivement sur abonnement.

Farid Baddache est directeur général Europe, Moyen Orient et Afrique du réseau d’entreprises BSR.

Pour les entreprises, l’accord signé à Paris permet de lever toute résistance et de les pousser dans une trajectoire décarbonée ambitieuse pour assurer leur propre résilience, autant que démontrer leur propre responsabilité. En amont de la COP21, les entreprises ont constaté combien la question climatique devenait aussi centrale qu’universelle. Centrale, car déjà lors du Business & Climate Summit de mai 2015, les dirigeants des plus grandes sociétés mondiales ont montré leur intérêt à s’impliquer sur la question climatique. Elle va façonner toute discussion sur la création de valeur et de compétitivité. Universelle, car plus de 180 pays ont proposé des plans d’action nationaux. Même si l’on peut regretter la faiblesse globale de ces derniers, la mobilisation reste sans précédent. 

Des incantations devenues certitudes

La COP21 a été l’un de ces moments historiques où les ingrédients politiques (synchronisation d’agendas), économiques (convergence d’intérêts), cognitifs (sédimentation d’une perception collective des enjeux) ont permis à la question climatique de basculer définitivement du faisceau d’incantations au cadre de certitudes. La mobilisation a été historique. L’évènement a servi de catalyseur pour accélérer la prise d’engagement des entreprises, des investisseurs et des collectivités. Que ce soit sur un approvisionnement en énergie 100%
renouvelable ou la prise en compte des polluants de courte durée de vie par exemple. L’accord de Paris donne une impulsion politique de long terme, basculant les sociétés dans une dynamique « différenciée, juste, durable, dynamique, équilibrée et juridiquement contraignante ». Et assure la continuité des engagements avec une révision tous les 5 ans des plans nationaux. Pour les entreprises, la COP21 met à jour deux grands principes qui les guident. La compétitivité d’abord. Dans le cadre de la mondialisation, les plans nationaux offrent un cadre nouveau dans lequel les cartes de la compétitivité des entreprises, de leurs marchés et de leurs chaînes de valeur sont rebattues. Concernant leur responsabilité ensuite, la science offre des points concrets sur lesquels s’appuyer pour calibrer des stratégies et programmes sur une trajectoire du 1,5°C. Seul ce niveau d’ambition permettra aux entreprises de construire les conditions de leur propre résilience, et sera jugé responsable par leurs parties prenantes. On peut toujours voir le verre à moitié vide. J’aurais souhaité que l’accord offre un cadre plus clair en matière de prix carbone par exemple. J’ai décidé de regarder le verre à moitié plein : les acquis de la COP21 font voler en éclat tous les arguments qui ont pu empêcher d’agir plus fort et plus vite jusqu’à maintenant.


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